Quand nous arrivons, l’ambiance est au beau fixe ! … Mais je pense que nous sommes les plus jeunes de toute la cabane à sucre !
La cabane à sucre consiste en une immense salle, remplie de longues tables, où nos places réservées à l’avance nous attendent. Nous sommes assis à côté d’une sympathique famille de Québécois. Tout le monde se parle, s’apostrophe, la salle est remplie de monde et bruyante. Le fond de la salle est dédié au spectacle !
Bon, nous sommes ici pour manger un repas typique québécois, comme on en faisait avant dans les érablières, pour remercier la famille qui était venue aider à percer les érables et à installer toutes les tubulures pour récolter la sève. En voici le menu :
Soupe de pois, Patates rissolées, Fèves au lard, Cornichons de relish, Oreilles de crisse, Pâté à la viande, Omelette, Crêpes au sirop d’érable, et Pain de ménage…
Si vous aussi vous avez besoin d’un traducteur… cliquez ICI
En tant que végétarienne, je dois avouer qu’il ne me restait pas grand-chose à déguster… J’ai donc fait une petite entorse à mon régime pour goûter les oreilles de crisse….
Après le repas, nous avons droit à une petite visite avec explications de l’érablière. Un petit film très bien fait nous explique comment sont cultivés les érables et dans quelles rares parties du monde on peut en trouver, comment est extraite la sève d’érable, ce qu’on en fait… Dans l’érablière, chaque arbre est percé d’un trou fin, relié à une tubulure, qui elle-même est en pente vers une tubulure plus grande. Toutes les tubulures se rejoignent et forment un réseau bleu qui passent entre les arbres, il faut faire attention à ne pas s’y cogner de peur d’arracher les tubes des troncs. Le réseau se termine dans un unique tuyau central où arrive donc la sève d’érable de toute l’érablière. Le tuyau se jette dans une grande cuve.
En arrivant, la sève d’érable n’est pas du tout comme je m’y attendais: elle est très liquide, pas pâteuse comme le sirop, très transparente, un peu verdâtre. En la goutant, on reconnait quand même un gout sucré même si très dilué. C’est à partir de ça qu’on prépare une multitude de produits ! Le sirop d’érable bien sûr, mais aussi le sucre d’érable, la tire d’érable…
Minute culturelle: saviez-vous qu’il faut environ 40 L de sève d’érable pour faire 1 L de sirop d’érable ?!
En fait tous ces produits sont préparés en chauffant la sève à différentes températures. Chaque température permet de préparer un certain produit, plus ou moins liquide, plus ou moins concentré, plus ou moins sucré, plus ou moins opaque…

D’ailleurs nous sommes aussi ici pour gouter un produit inconnu pour moi jusqu’alors : la tire d’érable. Ici, ils font de la ‘tire sur neige’. On a tous rendez-vous dehors où des sortes de tables en forme de rigoles sont installées, que nos hôtes de la cabane à sucre remplissent de neige. Ils arrivent ensuite avec du sirop d’érable bien chaud dans la casserole, qu’ils vident directement dans des petits trous creusés dans la neige. Au contact du froid, le sirop durcit immédiatement et forme une consistance caramélisée, élastique. Il faut alors faire rouler un bâton à glace en bois, sur la tire, pour l’enrouler autour, et en faire un bonbon à déguster comme une glace !
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INFOS PRATIQUES: Nous sommes allés à l’érablière du Cap, recommandée par ma cousine Céline, 1925 rue Lambert, à Québec, de l’autre côté de Levis. Il faut absolument réserver avant de venir, et le repas, à volonté, nous a coûté 25$. Accès uniquement en voiture. Plus d’infos sur leur SITE INTERNET.
Avril 2015
Bon voyage…


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