Voici un petit article écrit par mon papa (Michou), futur Ecrivain Public !

Dans l’article Une journée en cabane à sucre, vous pouvez voir à un moment des photos ou des films où l’on voit un petit orchestre qui, durant le repas, agrémente les nombreux mets proposés aux convives d’une joyeuse musique destinée à mettre de l’ambiance et surtout à faire danser les convives volontaires ; un violon, une guitare, un accordéon et hop, le tour est joué, le climat festif est planté ; il est de tradition dans les cabanes à sucre (et sans doute à d’autres moments de la vie des Québécois) de choisir au hasard dans le public quelques spectateurs qui iront agrémenter les airs joués d’un instrument de percussion traditionnel : les cuillers ; vous pouvez voir dans le petit film proposé, 4 musiciens très amateurs, dont votre serviteur, pris dans les convives et très actifs pour apporter leur grain de sel à la musique proposée. Mais d’où vient cette tradition si populaire au Québec d’utiliser les cuillères, instrument à priori destiné à d’autres usages plus ménagers, comme instruments de musique ?
Eh bien on en trouve la trace dès le XVII° siècle, dans la musique folklorique de certains pays d’Europe centrale, d’Amérique du Nord ou d’Asie centrale, dans des genres musicaux comme le folk ou le bluegrass ; c’est un instrument de percussion (ou plutôt de concussion, c’est-à-dire résonnant par lui-même) ; il s’agit à l’origine de véritables cuillères, détournées de leur utilisation originelle pour être utilisée en musique (vous pouvez d’ailleurs tenter une initiation avec vos cuillères du deuxième tiroir de la cuisine)

Les cuillères utilisées traditionnellement au Québec sont bien évidemment en bois d’érable. Le musicien les insère (dos contre dos) entre les doigts (pouce et index et index et majeur) et les secoue en rythme. La technique rejoint celle des castagnettes ou des kartals (sortes de castagnettes indiennes). On peut y adjoindre divers résonateurs : bouche (plus ou moins ouverte), d’autres cuillers (jusqu’à quatre ou cinq). On peut aussi les frapper contre des parties du corps (jambe, genoux, doigts, notamment). Il existe même des tutoriels pour apprendre la technique :
Voici un lien pour se rendre compte de ce que peut apporter à la musique un « expert en cuillère »… de 5 ans d’âge !
https://asso-swane.com/2015/01/20/la-musique-autour-du-monde-les-cuilleres-musicales-du-quebec/
Un bon moyen de s’amuser en somme, et de faire de la musique de façon ludique, même avec des tout-petits !
Michel Pierre – Janvier 2017


